du 10 au 16 mars à Lyon
Cinéma :
Avant première de L’arnacoeur de Pascal Chaumeil jeudi à 20h30, UGC ciné cité
en présence du réalisateur et des acteurs Romain Duris et Vanessa Paradis
Prenez garde messieurs, Alex est briseur de couple professionnel. Sa mission? Transformer les petits-amis en ex. Mais attention, il ne s’attaque qu’aux couples dont la femme est malheureuse.
Théâtre:
Les Experts de l’impro, mercredi à 20h30 au théâtre de Lulu sur la colline
60 rue Victor Lagrange
69007 Lyon
Tél.: 04 72 98 36 28
Vengeance Nippone, mercredi à 20h30, jeudi à 21h30 au Croiseur
Délirante fresque sentimentale et martiale dans un Japon ancestral de série B
Le Croiseur
4 rue Croix-Barret
69007 Lyon
Tél.: 04 72 71 42 26
Un grand cri d’amour de Josiane Balasko, jusqu’au 13 mars, du mer au ven à 20h15, sam à 20h15 et 22h15
Un couple de vedettes accumule les succès puis se sépare. Vont-ils parvenir à rejouer ensemble quand leur agent décide de les faire remonter sur scène ?
Le Complexe du rire
7 rue des Capucins
69001 Lyon
Tél.: 04 78 27 23 59
La dernière lettre, jusqu’au 15 mars, mar, mer, jeu, ven, sam à 20h30, dim à 17h, lun à 19h
D’après “Vie et destin” de Vassili Grossman, mise en scène Jean-Cyril Vadi, Cie Les Amis de Franck Nogent. Création.
En 1941, en Ukraine, une déportée écrit à son fils pour la dernière fois.
Théâtre des Marronniers
7 rue des Marronniers
69002 Lyon 2e
Tél.: 04 78 37 98 17
Homme / Femme : mode d’emploi (la fille), jusqu’au 27 mars, du mar au sam à 21h30
Tous les secrets des relations homme/femme et de leurs travers révélés, vus par le prisme féminin
Le Rideau rouge
1 place Bertone
69004 Lyon 4e
Tél.: 04 78 37 57 09
Expositions:
Lyon des photographes, jusqu’au 13 mars au Bloo Workshop
10 bis rue de Cuire
69004 Lyon
Tél.: 04 72 07 84 31
Le monde des murs peints, jusqu’au 17 mars, quartier des Etats-Unis
Blessures de Femmes, photos de Catherine Cabrol jusqu’au 29 mars à la Fnac Bellecour
Strip-tease intégral de Ben, au MAC jusqu’au 11 juillet
Divers:
Remise du prix Kowalski de poésie, mercredi à 19h à la bibliothèque de la part-dieu (entrée libre)
Prix remis à Jean-Pierre Colombi pour “Les Choses dicibles”
Création d’une nouvelle rubrique
Tout est dans le titre. Dorénavant un agenda culturel des villes de Lyon et Grenoble sera proposé tous les mercredis.
Il s’agit là d’une liste non exhaustive des festivals, expositions, concerts, spectacles ou autres avants-première de la semaine.
Si des événements semblent manquer à l’appel, n’hésitez pas à laisser des commentaires, ou à m’envoyer un mail si vous estimez qu’ils devraient figurer dans les colonnes de ce blog. Les initiatives d’étudiants ou amateurs sont plus que bienvenues.
Albane Deloule
La dame du Jeu de paume, émouvante
Le centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon accueille du 3 décembre 2009 au 2 mai 2010 La dame du jeu de paume. Une exposition qui retrace au travers de photographies, de tableaux et de manuscrits le parcours de Rose Valland.
Rose Valland. Ce nom ne vous dit peut- être rien. Et pourtant, cette grande dame a occupé une place importante dans le domaine de l’art durant la seconde guerre mondiale. Son fait d’arme ? Durant les quatre années d’occupation allemande de la France, elle était attachée de conservation au Musée du Jeu de Paume, un poste qui lui a permis de noter scrupuleusement les œuvres dérobées aux familles juives et franc-maçonnes. Trop méconnue du grand public, l’historienne Emmanuelle Polack a choisi de lui rendre hommage en organisant une exposition au centre de l’histoire de la résistance et de la déportation. La commissaire d’exposition est venu commenter, mercredi dernier, les œuvres qui retracent le chemin de la résistante.
Photos, tableaux et manuscrits authentiques illustrent la vie de cette grande dame. De ces études à Lyon et Paris, à son poste de « capitaine beaux-arts », en passant bien évidemment par son rôle clé durant la guerre, tout est exposé. Isolée au sous-sol du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation, cette exposition vaut le détour. Emmanuelle Polack a vraiment fait un superbe travail de recherche pour faire sortir Rose Valland de l’ombre. Émouvante et fascinante, cette exposition est à découvrir absolument.
Albane Deloule
“La dame du Jeu de paume : Rose Valland sur le front de l’art”
Centre d’histoire de la Résistance et de la déportation
14, avenue Berthelot, 69007 Lyon
Tél. : 04-78-72-23-11
Du mercredi au vendredi : 9h à 17h30
samedi et dimanche : 9h30 à 18h
Plein tarif : 4 € / tarif réduit : 2 €
Alice pour le moment, ennuyant
Joué par la Compagnie Ariadne mardi 19 janvier à l’Espace 600, Alice pour le moment retrace l’histoire d’une fillette de treize ans qui à peine installée dans une ville, doit déjà la quitter.
Alice pour le moment. Avec un nom pareil, il est légitime de se demander s’il ne s’agit pas d’une adaptation moderne d’Alice au pays des merveilles, comme celle que nous réserve Tim Burton. Loin s’en faut ! L’histoire n’a rien d’extraordinaire. Pas de lapin obnubilé par une montre folle, juste le quotidien de trois individus quelconque rythmé par les départs, pour que le père trouve un nouveau travail. Voici le postulat de départ dans le texte de Sylvain Levey.
Assis dans le public, on a du mal à saisir l’histoire si l’on n’a pas feuilleté le programme auparavant. Tout ce que l’on voit, ce sont deux comédiens dans le rôle des parents et une autre qui interprète celle que tout le monde nomme « Alice ». Un autre comédien rentre en scène un instant en tant que petit ami, l’autre sous les traits d’un compagnon canin. Un peu confus. Comme l’esprit du spectateur lorsqu’il quitte la salle.
La simplicité ne s’est pas limitée au nombre d’acteurs, elle a également touché l’intrigue. La pièce ne comporte aucun rebondissement. Les seuls moments, qui évitent au spectateur de piquer du nez, sont les chants en espagnol. Un peu de gaieté dans ce spectacle ennuyeux. Comme le disait Franky Vincent, « Alice ça glisse » mais celle-ci ne nous amène pas au pays des merveilles.
Albane Deloule
Bilan en films de l’année 2009
32 films vus
quelques déceptions mais de bonnes surprises et toujours beaucoup de rires et de larmes!
Les films qui ont marqué cette année:
Le pire pour terminer sur le meilleur
Le pire film : The Informant
Le film inutile : Arthur et la vengeance de Maltazard
Le film qui fait le plus peur : Millenium
Le film le plus émouvant : Sept vies
La meilleure surprise : Le Concert
Le meilleur dessin animé : Là-haut
Le chef d’œuvre : Avatar
Liesse populaire, fête qui dégénère
Pour tous ceux qui vivraient dans une bulle coupée du monde sans accès à l’information : mercredi soir l’Algérie s’est qualifiée pour la coupe du monde 2010 de football. En effet, elle a battu l’Egypte 1 à 0. En soit, rien d’exceptionnel à cela. Et pourtant, à en voir les réactions, on aurait pu en douter. La liesse populaire a très vite tourné au drame. Il me semblait que pour fêter quelque chose, on buvait une coupette de champagne, on invitait des amis à boire un coup ou manger un petit bout ou alors on allait faire la fête. Je dois être complètement dépassée. Les supporteurs, eux, font des choses beaucoup plus marrantes, comme jeter des pétards, brûler des poubelles, casser des voitures ou des vitrines, et mieux encore caillasser les camions de pompiers qui viennent réparer les dégâts. C’est sûr, c’est tellement plus amusant !
Qu’on soit pris au jeu, qu’on crie qu’on chante ou pleure devant sa télé, je le comprends tout à fait. Qu’on ait envie de célébrer la victoire de son équipe, idem. Mais alors montrer sa joie en ravageant tout, cela m’échappe complètement. Certes la société humaine est violente comme l’explique le critique, philosophe et anthropologue René Girard, dans La violence et le sacré, mais de là à recourir à la violence lorsque l’on est heureux, le pas est immense. Quelle joie pour les personnes qui sortent du cinéma ou du théâtre à 22h de devoir traverser tout Grenoble à pied car les tramways sont arrêtés par crainte de se faire saccager ! Quelle joie de sortir de chez des amis et de se faire emboutir sa voiture par des supporteurs qui brandissent des drapeaux, assis sur les fenêtres de leur voiture, et qui pensent que les feux de circulation de s’appliquent pas à eux ! Quelle joie de slalomer entre les pétards et de se faire insulter sur le chemin pour aller boire une bière !
Le pire dans cette histoire est que l’elle s’est qualifiée. Au moins s’il s’agissait d’une défaite, les dégâts auraient été faits une bonne fois pour toute. Mais non ! Ce spectacle va avoir lieu au moins quatre fois. Espérons que l’élimination ne tardera pas, que les non-amateurs de foot puissent savourer le retour au calme.
Albane Deloule
En route pour d’autres “Ciels” avec Wajdi Mouawad
Dans une scénographie originale, cinq espions tentent de déjouer une menace d’attentat, enfermés dans une cellule. Voilà l’univers captivant de Ciels écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad.Une création du festival d’Avignon 2009 et joué du 6 au 14 novembre à l’ENSATT.
Un grand cube blanc encercle la salle de représentation. Des techniciens du théâtre des Celestins placent les spectateurs autour des diverses entrées de ce carré. L’entrée n’a rien de conventionnel. Tout comme la pièce. Les portes s’ouvrent sur un jardin de tabourets blancs qui tournent sur eux-mêmes. Le public est décontenancé, il redoute un mal de dos à rester deux heures trente sans dossier. Il n’en sera rien. Le temps filera sans même qu’il ait le temps de consulter sa montre. L’entrée en matière des acteurs est tout aussi spectaculaire. Ils se baladent autour et milieu des spectateurs. Il n’y a pas une scène mais plusieurs espaces de jeu où les acteurs performent avec brio.
Suspens du début à la fin
Avec la course contre la montre des cinq espions pour sauver le monde, l’auteur et metteur en scène libanais Wajdi Mouawad offre ici une belle critique de la société actuelle. Les conflits personnels et familiaux auxquels sont confrontés les protagonistes, à cause de leur absence prolongée, mettent en lumière l’oubli des priorités des travailleurs d’aujourd’hui. La première hypothèse évoquée quant à l’identité des potentiels terroristes est la piste islamiste. Ce qui est soupçonné à l’heure actuelle dans le monde réel, dès qu’une menace d’attentat fait surface. En plus de dénoncer le monde dans lequel nous vivons, le scénario est rondement bien mené. Le spectateur est tenu en haleine du début à la fin et je tire mon chapeau à ceux qui auraient deviné la clé de l’énigme avant qu’elle ne soit dévoilée.
Pour ne rien gâcher, John Arnold, Georges Bigot, Valérie Blanchon, Olivier Constant et Stanislas Nordey étaient époustouflants. Si réalistes et convaincants que l’on ne peut que se laisser submerger par leurs émotions. S’amuser et s’attrister avec eux. La régie a également fait un superbe travail pour cette merveilleuse création qui mêle art vivant, spectacle son et lumière et nouvelle technologie. La standing ovation réservée à l’équipe était amplement méritée.
Albane Deloule

ENSATT (Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre)
4 rue Soeur Bouvier
69322 Lyon cedex 05
Tél: 04.78.15.05.05
Fax: 04.78.15.05.36
The informant, pire film de l’année
La palme du plus mauvais film est décernée à… Suspens… The informant de Steven Sodenbergh. Un scénario inintéressant au possible, un jeu d’acteur catastrophique et aucune action : voilà le secret de l’échec.
Côté scénario, Scott Z. Burns propose l’histoire d’une grande entreprise américaine de maïs suspectée par le FBI de pratiquer une entente sur les prix. Un homme, Mark Whitacre, – incarné par Matt Damon qui a pris une dizaine de kilos pour l’occasion- décide de jouer les agents doubles pour le FBI. Rien d’exceptionnel mais après tout, pourquoi pas. On ne voit pas tous les jours un film se dérouler dans les locaux d’une multinationale.
Dès le début du film, le spectateur se perd. Il ne sait pas qui joue quel rôle, ni quelle est au juste la fonction de Mark Whitacre. Il n’y a aucune cohérence. Ce n’est qu’à la fin, pour ceux qui ont réussi à rester dans la salle, que l’on comprend que le thème principal est la schizophrénie. Ce sujet si important est traité de manière peu claire, afin de retranscrire l’état d’esprit du malade peut-on supposer. Pourtant cette maladie si peu connue mériterait un traitement plus approfondi et une mise en scène plus captivante.
Une performance râtée
Il est délicat de jouer une personne malade et Matt Damon s’est cassé la gueule. Il aurait du prendre des cours auprès de Sigourney Weaver, afin de s’approcher de sa brillante interprétation de Linda dans Snow Cake. Son embonpoint a du empêcher Matt Damon d’être aussi brillant quand dans la série des Ocean. Il ne parvient pas à captiver l’attention. Il faut admettre qu’il est très peu aidé par l’histoire lente et discontinue. Le décor terne n’arrange en rien le film.
Une seule envie traverse tous les esprits lors de la projection : partir en courant. Pour les plus tenaces, qui, entre deux bâillements, parviennent à rester éveillés la déception n’en est que plus grande. Aucune explication n’est donnée et le floue continu. A ne surtout pas voir, sauf si vous avez des problèmes d’insomnie.
Albane Deloule
Le coup de coeur : Mlles Tuff
« Elles me permettent de tenir ma petite révolution personnelle »

- Ange déchu/ Mlle Tuff
Stéphanie R., 26 ans est neuropsychologue. Cette toulousaine exilée en région parisienne est passionnée par le dessin depuis son plus jeune âge. Sans aucune prétention de graphiste ou illustratrice, elle a créée un personnage à son image : Mlle Tuff. Un joli brin de femme qui lui permet de se confier. Rencontre avec la jeune artiste.
Depuis combien de temps dessines-tu ?
Je dessine depuis toute petite, j’ai assisté aux cours que dispensait ma mère, peintre aquarelliste. Elle m’a appris différentes techniques (aquarelle, pastel, huile, collages, etc) et j’ai dans un premier temps jeté mon dévolu sur l’acrylique. J’ai même reçu un prix dans un salon à Toulouse à l’âge de 10ans pour un tableau sur lequel j’avais collé de la litière de chat pour donné du relief aux coquelicots en premier plan ! Adolescente, je ne faisais plus que collectionner les photos des oeuvres de Miss Van sur les murs de Toulouse. Depuis… je n’ai plus fait grand chose, hormis quelques autres tableaux en acrylique.
Comment est née l’idée des Mlles Tuff ?
La naissance des Mlles Tuff, en 2007, c’est la rencontre entre de nombreux éléments : les tableaux numériques de Cali Rezo découverts par hasard sur la toile ; « Cherry de moi » (Sic), designer, m’apprend l’utilisation de la tablette graphique et de Photoshop, habiter dans un petit appartement parisien ne laissant pas beaucoup de place pour un chevalet et une toile… Puis un jour me vient l’idée de créer une “Miss”, à l’aide d’une tablette numérique, plutôt autoportrait en y mêlant toutes mes influences.
Quelles sont tes influences ?
Mes influences sont, de manière flagrante : Miss Van et ses poupées sexy, Cali Rezo pour sa sensibilité et l’aspect pastel. Des graphistes comme Tokidoki ou Arthur de Pin pour leur humour. Et un sculpteur : Niki de Saint-Phalle pour sa féminité exubérante !
D’où vient le nom Mlle Tuff ?
Je ne voulais pas l’appeler Miss Teff, mon surnom. Il arrivait parfois à mon entourage d’écorcher volontairement mon surnom en “teuf-teuf” ou “tuff”. Mlle Tuff, c’est mon surnom écorché en quelque sorte et je trouve que ça lui colle bien !
Que représentent-elles pour toi ?
Elles sont ma partie écorchée. Elles me permettent de tenir ma petite révolution personnelle, pour toutes les filles comme moi qui ont de formes et qui se veulent “sexy-mimi” ! C’est un jeu avec les codes de la séduction.
Il m’arrive d’en dessiner certaines en pensant à une amie ou des autoportraits, ça m’aide à trouver des caractéristiques différentes. Par exemple, j’en ai fait une pour décorer une paire de roller !
Quelle est ta Mlle Tuff préférée et pourquoi ?
J’ai deux Mlles Tuff préférées, dans deux styles différents. “Urban” qui est en noir et blanc, effet négatif. J’adore cet effet même s’il est difficile de créer de la volupté avec des contrastes aussi forts, je crois y être arrivée avec celle-ci.
La deuxième c’est “cache-coeur”, une de mes dernières. Elle symbolise mes avancées actuelles dans ma recherche de style et je la trouve très féminine.
Tu utilises la technique du « digital art » , en quoi consiste –t-elle et comment t’y es-tu mise ?
C’est de l’art numérique”. Je les dessine entièrement avec une tablette graphique et Photoshop, souvent à partir d’un modèle photo. J’utilise différents pinceaux pour les textures, etc. J’ai essayé d’appliquer les règles de l’acrylique et du dessin en général au dessin numérique : brancher la tablette graphique, prendre le stylet et tenter : pinceau, épaisseurs (ou calques), gomme… mais j’apprends toujours beaucoup. Il n’y a qu’à voir l’évolution entre les premières et les dernières.
Propos recueillis par Albane Deloule
Si vous voulez découvrir d’autres de ses créations : http://www.teffou.fr/blog/index.php?Art-iteff ou http://mlle-tuff.hautetfort.com/
Coup de gueule : rendez-nous Grey’s Anatomy !
Une fois de plus le beau Dr Mamour va être remplacé par un match de football. Quatre-vingt-dix minutes à regarder vingt-deux hommes en short courir après un ballon, plutôt que de suivre trois épisodes des aventures de l’équipe du Seattle Grace.
« Moi je voudrais du football, des avants-centres et des goals, la plus haute marche du podium, les récompenses quoi qu’on en pense ». Contrairement à Jéronimo, tout le monde n’a pas envie de voir la France jouer et ce, deux semaines de suite. Nombreux sont ceux qui payent plus de vingt euros d’abonnement à Canal + tous les mois pour voir leurs équipes préférées sur petit écran. Alors pourquoi imposer à ceux qui ne souscrivent pas, afin de pouvoir tranquillement passer leurs soirées devant autre chose que du foot, un énième match ? Personne ne pense à ceux qui attendent impatiemment la suite de Grey’s Anatomy ! Certains préfèrent découvrir ce qu’il va se passer entre Christina et le nouveau titulaire ou apprendre si Izzie va réussir à se débarrasser du fantôme de Denis. A croire que la cuisante défaite de l’Olympique de Marseille il y a deux semaines n’a pas servi de leçon.
Rendez-nous Grey’s Anatomy ! Comment tenir deux mercredis de suite sans la névrose de Meredith, sans le regard charmeur de Derek Sheperd, etc. ? On n’en peut plus d’attendre de voir si maxi Sloan va tremper mini Sloan dans mini Grey. Les pensées, qui ont tout de philosophique, de Meredith, telles que « Ne vous faites pas avoir par les belles chaussures, le sexe et ne plus avoir les parents sur le dos… Les responsabilités, ça craint » nous aide à traverser avec plus de confiance et de bonne humeur, les épreuves de la vie.
Nos chers dirigeants se battent pour lutter contre le piratage, avec la loi Hadopi. Et pourtant, les chaînes de télévision en tardant à diffuser les nouvelles saisons, ou reportant sans cesse les épisodes ne laissent guère d’autres choix. En effet, quelle meilleure solution pour ne pas s’impatienter que de télécharger ou regarder la suite en streaming ? Cette idée a traversé plus d’un esprit. Alors pour lutter contre cela : laisser les joueurs payés des millions pour taper dans un ballon au vestiaire et remettre Grey’s Anatomy !
Albane Deloule


