Alice pour le moment, ennuyant
Joué par la Compagnie Ariadne mardi 19 janvier à l’Espace 600, Alice pour le moment retrace l’histoire d’une fillette de treize ans qui à peine installée dans une ville, doit déjà la quitter.
Alice pour le moment. Avec un nom pareil, il est légitime de se demander s’il ne s’agit pas d’une adaptation moderne d’Alice au pays des merveilles, comme celle que nous réserve Tim Burton. Loin s’en faut ! L’histoire n’a rien d’extraordinaire. Pas de lapin obnubilé par une montre folle, juste le quotidien de trois individus quelconque rythmé par les départs, pour que le père trouve un nouveau travail. Voici le postulat de départ dans le texte de Sylvain Levey.
Assis dans le public, on a du mal à saisir l’histoire si l’on n’a pas feuilleté le programme auparavant. Tout ce que l’on voit, ce sont deux comédiens dans le rôle des parents et une autre qui interprète celle que tout le monde nomme « Alice ». Un autre comédien rentre en scène un instant en tant que petit ami, l’autre sous les traits d’un compagnon canin. Un peu confus. Comme l’esprit du spectateur lorsqu’il quitte la salle.
La simplicité ne s’est pas limitée au nombre d’acteurs, elle a également touché l’intrigue. La pièce ne comporte aucun rebondissement. Les seuls moments, qui évitent au spectateur de piquer du nez, sont les chants en espagnol. Un peu de gaieté dans ce spectacle ennuyeux. Comme le disait Franky Vincent, « Alice ça glisse » mais celle-ci ne nous amène pas au pays des merveilles.
Albane Deloule
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