Slumdog Millionaire : pluie de commentaires et de prix
Revue de presse réalisée dans le cadre d’un exercice scolaire le 26 février 2009
Au lendemain de la 81e cérémonie des Oscars, la presse n’a pu s’empêcher de revenir sur le phénomène Slumdog Millionaire qui a tout raflé.
Libération du 24 février titre Mousson d’oscars pour « Slumdog ». Pour illustrer cet article, deux photos. L’une présente des habitants d’un bidonville de Mumbai dans la rue devant la retransmission de la cérémonie des Oscars. La Seconde met en scène Dev Patel, sous les traits de Jamal Malik, au-dessus de Mumbai. Trois angles se dégagent de ce papier. Le correspondant à Londres explique que bien que le film aux huit oscars ait été tourné en intégralité en Inde, et que la majeure partie des acteurs soit locaux, les Britanniques revendiquent la victoire. En effet, Danny Boyle, le réalisateur, la compagnie de production, le scénariste ainsi que l’acteur principal sont anglais. Le vif succès du film est aussi retracé : huit oscars, cinq semaines en tête du box-office, 160 millions d’euros gagnés etc… Le dernier axe est celui du message porteur d’espoir délivré au milieu du réalisme tragique.
Le Figaro a publié ce même jour deux articles sur le film le plus oscarisé de l’année. L’un intitulé L’histoire secrète de « Slumdog Millionaire », l’autre Malgré le succès, Boyle reste prudent. Pour accompagner le premier reportage, une photographie de la scène assez incroyable des toilettes. Le quotidien dévoile dans son premier papier les prémices du film, de la lecture des Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup, qui sert de base à l’œuvre de Danny Boyle, à la réception du scénario signé Simon Beaufoy. Le journaliste se penche également sur les références littéraires présentes dont notamment celle de Caïn et Abel, les frères ennemis ou l’assimilation de Mumbai au Londres de Charles Dickens. Sont également évoqués le choix du casting et les difficultés rencontrées tout au long du tournage. Le second article met en garde contre le succès de ce film qui monte à la tête de l’industrie cinématographique britannique. Le risque ? Croire que tout est joué pour elle et ainsi ne plus faire d’efforts.
Trop récompensé
Le Monde titre Grand favori, « Slumdog Millionaire » rafle la mise aux Oscars. Le choix éditorial a été fait de n’évoquer que brièvement les prix remportés par Boyle et les autres candidats en lice. Le quotidien s’est concentré sur les réflexions de Sean Penn à propos du mariage homosexuel et sur le titre posthume décerné à Heath Ledger pour sa fantastique performance en tant que Joker, laissant de côté les sempiternels synopsis et polémiques autour de l’œuvre la plus titré de cette 81e cérémonie. L’illustration montre pourtant Dany Boyle s’agenouillant afin d’atteindre la hauteur de son héroïne Rubiana Ali, chacun brandit une statuette.
A contrario, 20 minutes sceptique sur la légitimité de tous ces prix, a préféré ne montrer que les critiques négatives sur Slumdog Millionaire, publiée par des confrères dans un papier nommé « Slumdog Millionaire » a t-il reçu trop d’Oscars ?. A l’instar du Monde la gratuit montre également une photo du réalisateur déposant cette fois-ci un baiser sur le front du petit Azharuddin Ismael.
Albane Deloule
Atelier Architectes : l’image de la diversité
Article rédigé dans le cadre d’un exercice scolaire le 30 octobre 2007
L’Atelier Architectes de Rillieux-la-pape a soufflé sa dixième bougie jeudi 25 octobre à l’Œil Écoute dans le 5e arrondissement. Pour l’occasion les quatre piliers de l’agence ont présenté un livre retraçant ces dix années de travaux.
Certains choisissent de mettre en avant leur société avec de simples brochures, d’autres préfèrent exposer leur oeuvre à leur clientèle sous forme de livre. C’est pour cette deuxième solution qu’a opté l’Atelier Architectes. Ce livre est le fruit d’un travail entre Aline Perier, photographe, qui a pris son objectif pour montrer les projets et a dirigé l’équipe et la fabrication du livre, Olivier Bréaud, graphiste, qui en a assuré la direction artistique, et Anne-Françoise Boulland, rédactrice, qui a rédigé tous les textes à partir d’interviews. Cet ouvrage est tout d’abord la restitution de quatre regards croisés sur des projets très variés, qui ont écrit au fil du temps la mémoire de l’agence. Seuls 70 projets, les plus représentatifs, ont été retenus et classés en six domaines dans L’Atelier Architectes 1997-2007 : le résidentiel, les résidences spécialisées, l’urbanisme et le paysage, les bâtiments publics, la restauration de patrimoine ainsi que le tertiaire et l’industriel. « Du village de 100 habitants en zone rurale jusqu’au cœur de la capitale, en passant par le cœur de bourgs ou de grands ensembles sociaux », tels que le foyer pour personnes handicapées de Couzon au mont d’or. De l’extension de villa aux complexes, comme celui en construction à Saint-Clair qui comprend 37 logements, une résidence de tourisme d’affaires et une résidence étudiants. De la conception de bâtiments à la transformation de bâtiments existants, tels les escaliers de l’hôpital Edouard Herriot dans le troisième arrondissement de Lyon. Ce leitmotiv qu’est la variété a permis à ces architectes d’élargir différents aspects de leur métier.
Identité de l’agence
« Si ce livre met en valeur des bâtiments achevés, il montre aussi des études en cours. Il n’est pas un regard nostalgique sur le passé, mais cherche au travers des images et des textes à faire le point sur le chemin parcouru durant la dernière décennie et ainsi mieux nous projeter dans l’avenir. Il cherche aussi à révéler l’identité de l’agence », explique Bernard Pierrot, l’un des architectes fondateurs de l’Atelier. L’histoire n’a pas débuté en 1997 avec la création de cette agence, elle a été initiée à l’agence René Gagès de Lyon, poursuivit au cabinet Arprau où Michel Coën, Francis Lechat et Bernard Pierrot ont collaboré et appris à se connaître. L’envie leur est ensuite venue de poursuivre leur parcours professionnel ensemble au sein de cette structure. La quatrième pièce maîtresse, Bernard Battistella, a rejoint ses confrères en 2000. La société emploie aujourd’hui 15 personnes, dont 11 architectes. A l’heure actuelle les préoccupations sont d’ordre informatique avec la création d’un site Internet, en ligne d’ici fin novembre, spatiale avec de nouveaux locaux et de ressources humaines avec l’intégration d’associés plus jeunes.
Albane Deloule
Villeurbanne : Parrainage républicain de sept familles à la mairie
Paru dans Le Progrès du 27 juin 2009
Mercredi, la mairie a organisé son 7e parrainage républicain pour sept familles de sans-papier. Depuis 2005, deux cérémonies comme celle-ci, ont été organisées afin d’aider des enfants en situation irrégulière, scolarisés à Villeurbanne. « Il y a des personnes qui cherchent un peu de paix dans notre pays et c’est, à mon sens, inacceptable qu’elles n’en trouvent pas », déplore Gilbert-Luc Devinaz, adjoint au maire en charge du Sport, de la Prévention et de la Sécurité, et parrain pour la deuxième fois. Le parrainage républicain leur apporte « un soutien moral mais aussi une aide dans les démarches pour la régularisation », comme l’explique Christel Daneluzzi du Réseau éducation sans frontières (RESF). Comme pour un baptême républicain, le parrain s’engage à suppléer aux parents s’il leur arrive quoi que ce soit. RESF cible, au cœur des écoles de la ville, les élèves en danger et propose aux familles d’être accompagnées. Il est déjà arrivé que des majeurs bénéficient de cet acte symbolique. François Rysto, directeur du cabinet du maire, se souvient d’« un jeune couple désireux de se marier. L’homme était Français, sa compagne de Centrafrique. Deux jours avant le mariage, elle a été arrêtée et placée en centre de rétention. Son avocat a fait un recours et elle a pu se marier grâce à son parrainage ».
Albane Deloule
Pascale Crozon soutient une maternité éthiopienne
Article paru dans Le Progrès du 6 juin 2009
La députée a utilisé 1/3 de sa réserve parlementaire pour aider l’association France Ethiopie, à améliorer la situation de la maternité de Dire Dawa.
« La réserve parlementaire est trop souvent perçue comme une caisse noire par manque de transparence », se désole Pascale Crozon. La députée de Villeurbanne, dans son souci de transparence, a dévoilé, lors d’une conférence de presse jeudi, dans les bureaux de sa permanence parlementaire, la distribution des fonds qui lui ont été dévolus. Et notamment son engagement auprès du projet de soutien à la maternité de la ville éthiopienne de Dire Dawa de l’association France Éthiopie, dont le siège est à Villeurbanne. Chaque député dispose en moyenne de 30 000 euros par an pour financer des projets sur son territoire. Pour Pascale Crozon il est primordial que les actions soient en phase avec les politiques menées par la municipalité et des valeurs auxquelles l’élue est attachée : fraternité, droit des femmes ou encore droit à l’éducation pour tous.
Pour bénéficier de ces aides, l’association doit posséder des fonds puisque la réserve parlementaire ne peut dépasser 50 % du montant total des dépenses envisagées.
Le fonctionnement de l’association est également contrôlé pour s’assurer que l’argent sera correctement utilisé. Le budget 2008-2009 a été équitablement partagé entre trois projets : l’un du fonds arménien de France, le deuxième du centre d’animation Saint-Jean et le troisième de l’association France Éthiopie. Après validation du projet par le ministère des affaires étrangères, cette dernière a reçu 10 000 euros. Dès 2007, l’association, fondée en 1996, a commencé à aider l’hôpital Di Chora qui n’avait, jusqu’en 2006, pas de maternité. Les 20 000 euros, réunis grâce à la réserve parlementaire de la députée, ont permis d’acheter des lits médicalisés, des thermomètres, un ordinateur pour recenser les naissances et autre matériel nécessaire au bon développement de la maternité. Mais également de former le personnel médical. « Ce qui m’importe, ce n’est pas la construction mais l’accompagnement des mamans et la formation des infirmières », expose Shoki Ali Said, président de France Éthiopie. Pascale Crozon ne regrette pas d’avoir subventionné cette initiative : « En février, nous avons fait un voyage à Dire Dawa avec Jean-Paul Bret, le maire de Villeurbanne. Nous avons visité l’hôpital et j’ai pu constater que le financement que nous avions accepté était indispensable et bien utilisé. »
Albane Deloule
> NOTE
Association France Éthiopie
58 rue Docteur Ollier
69100 Villeurbanne
Le fou de marathon n’en finit pas de relever des défis
Article paru dans Le Progrès du 19 mai 2009
Avec quatre records du monde à son actif, Serge Girard cherche toujours à se surpasser. Son nouveau challenge : un tour d’Europe en courant une distance de 600 marathons, en 365 jours et sans s’arrêter.

- Serge Girard de passage à Lyon pour présenter son nouveau défi/ photo Albane Deloule pour Le Progrès
Déjà 40 979 kilomètres à pied autour du monde et toujours pas fatigué. Serge Girard, 55 ans, avec un corps d’athlète de 35, se lance un nouveau défi : traverser l’Europe en 365 jours, en 600 marathons, soit 25 300 km.
Le tout sans un jour de repos. Il souhaite battre le record de l’Indien, Tirtha Kuma Phani, qui a parcouru en un an 22 581,09 km.
Pour ce faire, il se fixe comme objectif de courir 70 km par jours… Une promenade de santé. Cet homme respire la joie de vivre. Passion ou pure folie ?
Il préfère rire de cette question et répondre « les fous ne savent pas qu’ils le sont. Un gars qui a les pieds sur terre pendant 25 300 km ne peut pas être fou. C’est la passion pour la course qui me stimule. » Et pourtant, ses baskets, il ne les a chaussées qu’à 30 ans. Au collège, il se faisait même dispenser de course à pied. Sa vision a changé grâce à la lecture de « La Grande Course » de Flanagan. Ce livre relate la toute première traversée des États-Unis en courant, qui a eu lieu en 1928.
Ce détenteur de quatre records du monde n’a depuis pas cessé de cavaler sur les cinq continents. « Je cours après les chalenges. J’aurais pu me contenter de faire plusieurs fois le tour du jardin mais c’était moins intéressant. Il y a tellement de lieux à découvrir. » Des découvertes, il ne cessera pas d’en faire pendant son périple autour des 27 pays de l’Union européenne. Avec un passage obligé par Lyon.
Cet ancien conseiller financier, Parisien d’origine et vivant en Normandie, est attaché à la capitale des Gaules. Une partie de sa famille réside dans les alentours et il a déjà donné plusieurs conférences dans la ville.
« Je n’ai encore jamais couru à Lyon. Il fallait qu’elle soit sur le parcours, c’est un véritable coup de cœur pour moi », confie le marathonien.
Il traversera la ville et ses lieux emblématiques entre le 10 et le 15 septembre 2010. La date exacte n’a pas encore été arrêtée.
Une journée où il invite les habitants, petits et grands, à parcourir les derniers kilomètres avec lui. « En toute modestie, je veux jouer les Forrest Gump. »
Un compteur sera mis en ligne avec le nombre de personnes qui auront couru avec lui. L’objectif ? Atteindre le million. Après son escapade en Europe, il a déjà en tête son prochain défi.
En 2013, il projette de faire, en deux ans, le tour du monde en courant en passant par les deux pôles.
« J’ai intérêt à me dépêcher si je ne veux pas finir à la nage, à la vitesse où fond la banquise.
Albane Deloule et Brice Nativel
Derrière l’homme, toute une équipe pour une logistique sans faille
Courir 25 300 km seul serait pur folie. Aussi pour cette aventure Serge Girard a dû prévoir une logistique précise.
Il sera accompagné de quatre à six personnes, dont un photographe et un cameraman professionnels.
Préparation des repas, ravitaillement, sécurité et bien être, trop de tâches pour un homme seul.
Il compte donc sur ce groupe pour l’encadrer et l’amener jusqu’au bout.
Un kinésithérapeute et un podologue s’assureront de son maintien physique pour qu’il tienne la distance au mieux de sa forme. Sa compagne, Laure Magnant, qui prend part à l’aventure est aussi kinésithérapeute.
Elle s’occupe également de toute la partie administrative du défi : tracé du parcours, autorisations, relation avec les médias, mise à jour quotidienne du site internet…
Quant à son équipement, c’est son sponsor, Mizuna, qui le lui fournit.
Lyon 1er – Nuisances : les habitants en perdent le sommeil
Article paru dans Le progrès du 9 mai 2009
La rue Calliet est victime de vandalisme dû aux virées nocturnes de plusieurs bandes de jeunes qui se sont refugiées dans cette enclave, loin des regards de la police
Poubelles incendiées, tags, cadavres de bouteilles et même seringues usagées… Voici avec quoi se réveillent, tous les matins depuis 2 ans, les habitants du 18-20 rue Calliet. Située en haut des pentes de la Croix-Rousse, cette rue piétonne, lovée entre deux écoles, a pourtant tout pour plaire. « La rue change de visage la nuit », explique l’une des membres du conseil syndical. Dès 22 heures, des bandes viennent boire, jouer au foot sur le terrain de basket ou simplement discuter. « Des gens qui papotent ce n’est pas grave, mais 25 personnes alcoolisées qui parlent fort, c’est insupportable. La géographie des lieux fait de l’endroit une véritable caisse de résonance », constate Paul Grange, l’un des locataires. Dernière trouvaille de ces bandes, l’organisation d’une partie de poker clandestine. « Ils ont amené du mobilier de jardin, volé un peu plus loin pour l’occasion », ajoute une habitante exaspérée.
Pendant près de 20 ans, les riverains n’ont jamais eu de problèmes de ce genre. Depuis la mise en place des grilles de l’école primaire Aveyron pour la sécurité des enfants, la rue est isolée du reste du quartier. Une véritable enclave propice aux débordements en tout genre. Les bandes de jeunes chassés de la place de la Croix-Rousse et du Gros Caillou se sont réfugiées dans des endroits moins visibles, comme la rue Calliet. Pour y faire face, les locataires demandent une présence policière plus efficace. « Les revendications des habitants de la rue Calliet ont été prises en compte. Nous avons demandé, pendant le dernier point police du jeudi 30 avril , que la ronde de police passe désormais par ce secteur », explique Boumedienne Boussuard, conseiller d’arrondissement à la Jeunesse, aux Finances, à la Sécurité et aux Anciens Combattants. « Ces rondes sont censées être dissuasives, mais il faut être conscient que le problème ne s’arrêtera pas du jour au lendemain », ajoute-t-il. Il pointe aussi du doigt le manque d’équipements sportifs. L’aménagement du terrain du Gros Caillou devrait changer la situation. Une ouverture jusqu’à minuit est même envisageable. « La mairie nous promet de régler le problème avec l’ouverture d’un nouveau square, mais nous restons sceptiques », déclare M. Grange. Même si le problème est encore présent, une baisse de 48 % des faits de délinquance dans le quartier a été enregistrée par le ministère de l’intérieur. « Nous essayons de concilier tout le monde, mais Lyon est une ville qui vit la nuit, il faut savoir s’y adapter », conclut M. Boussuard.
Albane Deloule et Brice Nativel
Cortex : quand un thriller se heurte à l’amnésie
Article paru février 2008 sur www.shotactu.com
André Dussolier, victime de troubles de la mémoire liés à sa maladie d’Alzheimer, se retrouve au milieu d’une série de meurtres qu’il doit résoudre malgré son lourd handicap. Ce scénario pour le moins original est signé Frédérique Moreau pour le nouveau film de Nicolas Boukhrief : Cortex.
André Dussolier a perdu 20kilos pour interpréter un ancien policier atteint de la maladie d’Alzheimer dans le nouveau film de Nicolas Boukhrief, producteur du Pacte des loups ou du Convoyeur. Cortex est né du désir du réalisateur de collaborer avec le scénariste Frédérique Moreau. L’un a proposé d’évoquer ce mal et l’autre a présenté l’idée d’un flic à la retraite.
De là, le synopsis a vu le jour : à cause de ses troubles de la mémoire, Charles Boyer décide de rejoindre la clinique où son fils a désiré le mettre. Cette maison de repos est conçue pour les personnes atteintes d’Alzheimer. À peine arrivé, l’ancien agent qu’il est ne peut s’empêcher de suspecter tout un tas de choses lorsqu’il apprend le décès de l’un de ses compagnons. Il décide de reprendre du service et d’enquêter sur cette mystérieuse mort, soit disant par arrêt cardiaque, qui sera bientôt suivie par d’autres. Plus il avance dans ses recherches, plus il se heurte à sa défaillance.
André Dussolier est très convaincant dans son rôle. Il a d’ailleurs pris contact avec des personnes réellement atteintes de la maladie. Il a également suivi les conseils d’un proche dont la mère en souffre afin de montrer l’évolution. À ses côtés à l’écran, il retrouve l’actrice suisse Marthe Keller avec laquelle il a joué dans Toute une vie de Claude Lelouch. La comédienne de Chrysalis (2007) a pris son rôle très à cœur. Elle l’a même adapté dans le dessein de rendre Carole plus attachante.
À leur côté, Nicolas Boukhrief a fait appel à des acteurs avec lesquels il a travaillé sur Le convoyeur. Ainsi, Gilles Gaston-Dreyfus (Danse avec lui, Hell phone…) interprète avec brio Louis, l’une des victimes du tueur fou. Claude Perron (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain) quant à elle prend les traits très stricts de l’infirmière Béatrice. Julien Boisselier, vu récemment dans Je vais bien ne t’en fais pas ou encore J’veux pas que tu t’en ailles, joue Thomas, le fils de Charles Boyer. Le beau Guillaume Canet était initialement pressenti pour le rôle. Toutefois le comédien à l’affiche a été parfait en enfant inquiet et dépassé pour les événements.
Toute l’équipe de tournage a réussi à recréer l’atmosphère pesante et déconcertante de « la résidence ». En effet, même en étant de l’autre côté de la lucarne, le spectateur est mal à l’aise comme au contact de ses personnes et se prend au jeu de l’enquête. Il pense être cet autre à qui André Dussolier parle par peur d’oublier les événements qu’il a vécus.
Note Shotactu : 7.5/10
Albane Deloule
Les mamans aimées de leurs ados
Article paru sur le site internet de Psychologies Magazine
Un sondage Ifop a demandé aux ados de noter leurs parents : ce sont les mères qui remportent les félicitations du jury !
A l’heure où tous les enfants guettent leur bulletin scolaire dans la boite aux lettres, 500 ados de 14 à 18 ans ont noté leurs parents. L’IFOP a réalisé un sondage sur leurs aptitudes éducatives, pour le magazine Sélection du Reader’s Digest. 33 critères du quotidien, tels que les résultats à l’école, l’argent de poche ou encore le dialogue, ont été pris en compte. Les mères réussissent l’examen avec la mention très bien. En revanche, les pères passent avec l’appréciation tant redoutée « peut mieux faire ».
Résultat de l’étude ? Les ados se sentent plus encouragés par leur mère (96%) que par leur père (85%), et plus soutenus dans les études à 98% contre 86%. 71% des sondés estiment qu’un papa et une maman doivent apporter des choses différentes. Parmi eux, 35% reconnaissent que la figure maternelle apporte tendresse, amour et affection, et 17% que l’image paternelle représente l’autorité, la rigueur et les valeurs morales. Les pères sont premiers de la classe en matière de respect de l’intimité, avec 91% contre 89% pour les mères. A la question « mon père est une personne que j’aime ? », 95% des ados ont répondu oui.
Manifestement, les papas ont trouvé leur place au sein la famille. Il ne leur reste plus qu’à assumer pleinement leur rôle.
Albane Deloule
Juin 2008