Gribouilles d'une blog trotteuse

Bakuman

Après avoir terminé How to fall in Love de Cecelia Ahern, je cherchais désespérément quelque chose à me mettre sous la dent et je n’avais plus rien à lire. Le chéri a donc eu pitié de moi et m’a conseillé Bakuman. Même si je suis plus adepte des shojos (mangas pour filles), il s’est dit que ça devrait me plaire. Gagné!

Me voilà donc replongée dans un manga, ça faisait un petit moment que ça ne m’était pas arrivé. Depuis la fin du forum Momie Manga, je confesse, j’avais un peu délaissé la culture japonaise (bouh! c’est mal!). Mais c’est avec plaisir que j’ai recommencé à lire par la droite. Je n’avais pas la moindre idée de ce dans quoi je m’embarquais, mis à part que l’histoire parlait de manga. Et oui, j’aime vivre dangereusement! ^^ Trêve de plaisanteries, je ne savais pas de quel genre il s’agissait, si c’était une histoire terminée ou sinon où l’on se trouvait dans l’avancée, s’il y aurait de la baston, des histoires d’amour… Bref c’était la surprise totale. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire au début, mais une fois passés les quelques premiers chapitres, j’étais conquise.

Présentons donc cette petite merveille. Ce manga est terminé au Japon, il comporte 20 tomes, en France nous en sommes… au 19! Argghhh… Cette histoire n’a pas été rédigée par un seul mangaka comme le sont beaucoup de mangas mais par deux personnes: un scénariste, Tsugumi Oba, ainsi qu’un dessinateur, Takeshi Obata. Il s’agit du duo qui a écrit le célèbre Death Note. Ils nous narrent ici l’histoire de deux collégiens qui décident de devenir mangakas professionnels tout en continuant leur scolarité. Un pari fou qu’ils relèvent, non sans mal. Les néophytes peuvent donc découvrir, au travers du parcours de Moritaka Mashiro (alias Saiko) le dessinateur, et de Akito Takagi (plus communément appelé Shujin), les coulisses des « bandes dessinées » nipponnes. Nous lisons donc les étapes de la création, puis de la publication d’un manga au Japon : de l’idée de départ à coucher sur le papier, jusqu’à la parution, en passant par l’approbation de l’éditeur, aux modifications; puis le vote des lecteurs pour voir l’histoire se poursuivre ou non etc. Autant d’éléments qui nous semblent bien loin lorsque nous pauvres lecteurs acquérons notre exemplaire.

Ces deux jeunes auteurs connaissent les déceptions de ne pas être publié, ainsi que les joies de voir leurs mangas paraître dans les pages du célèbre magazine Shonen Jump, de le voir sérialisé etc. Ils se heurtent à la concurrence, de laquelle découle de belles amitiés entre les divers mangakas du moment, notament le génie Eiji Niizuma ou encore Fukuda, pour ne pas établir ici une liste exhaustive.  Il y a bien entendu également des histoires d’amour, mais je vous laisserai les découvrir en vous plongeant dans les livres, je ne vais quand même pas tout spoiler.

Je ne vais pas m’étendre plus sur ce petit bijou, sinon il n’y aurait plus aucun intérêt pour vous de vous le procurer, mais j’ai quand même envie de partager mon coup de cœur. J’ai complètement craqué pour le personnage d’Eiji (illustration ci-dessous). Lui aussi est un collégien (il n’a qu’un an de plus que nos deux héros) qui connaît un succès fulgurant grâce à son talent. Il représente tous les génies pour qui dessiner et raconter une histoire est inné. Ce n’est pas grâce aux mangas qu’il dessine qu’il m’a séduite (vu qu’on ne peut pas les lire, ce ne sont que des fictions évoquées) mais par ce qu’il dégage. C’est le savant fou revisité. D’une part il est complètement déluré, d’autre part, rien qu’en le lisant il peut dire si un manga sera populaire ou non, s’il sera mieux classé qu’untel ou untel, si le dessin et le scénario sont l’œuvre d’une seule et même personne ou non etc. Ce qui m’a le plus fasciné c’est qu’il incarne le manga qu’il dessine et en oublie complètement le monde qui l’entoure. Il revêt par exemple des ailes pour se glisser dans la peau d’un corbeau. Maintenant j’ai tellement envie d’avoir une figurine de lui. J’en ai repéré sur amazon mais à plus de 60 euros…. X_X

Je ne sais dans quelle mesure ce récit est autobiographique, mais personnellement j’y vois beaucoup de similitude avec la réalité. Cela commence bien entendu par le fait que les auteurs nous parlent de l’histoire non pas d’un mangaka mais d’un duo scénariste-dessinateur. Oh mais tiens, quelle coïncidence, ce manga est écrit par un binôme! On y voit également le goût des auteurs pour les séries courtes mais intenses, Bakuman et Death Note ne font respectivement que 20 et 13 tomes, en comparaison des One Piece ou autres Naruto, c’est vraiment court. Mais ce qui m’a le plus mis la puce à l’oreille ces le genre de prédilection de Saiko et Shujin: la baston classique marginale (non, non, non je ne vous donnerais pas la définition, cela vous gâcherai tout le plaisir! Allez la chercher vous même dans Bakuman.) et notamment leur manga Reversi qui me fait beaucoup, mais alors beeeaaaauuuuuccoooouuuuppp penser à Death Note. Pour ceux qui ont lu les deux, j’aimerai vraiment connaître votre avis sur la question.

Tout ça pour vous dire que maintenant je ne tiens plus. **trépigne** **trépigne** **trépigne** L’ultime tome sort le 28 novembre, j’en peux plus d’attendre, je veuuuux savoir comment ça se finit!
XOXO

 

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