Gribouilles à roulettes·We wish you a merry Christmas

Dix-neuvième fenêtre

   J’ai plusieurs passions dans la vie, mais il y en a une qui occupe le plus clair de mon temps : le roller! Et pourtant c’est un thème que je n’ai pas encore abordé sur ce blog (bouh !). Il faut croire que j’ai trop de choses à raconter ! Le vendredi c’est roller, alors il était normal que je parle de ça aujourd’hui! Pensez à venir place Bellecour ce soir pour la randonnée !

Photo de M'zelle Truc
Photo de M’zelle Truc

   Oui le roller est un sport. Ce n’est pas juste le petit tour de parc que vous faites à l’arrivée des beaux jours pour vous donner bonne conscience après toutes les tartiflettes que vous avez avalées tout l’hiver. Il existe plusieurs disciplines et de nombreuses compétitions. Je pourrais revenir là-dessus plus tard si vous le souhaitez.

photo Christine Bilecki
photo Christine Bilecki

    La discipline dont je veux vous parler aujourd’hui est la descente. Bien que je sois plus présente en vitesse (moins contraignante et surtout moins excessive), c’est la descente que je préfère. Ok, mais qu’est-ce que c’est que ça?

Photo de Solen Le Cosquer
Photo de Solen Le Cosquer

   Beaucoup d’entre vous ont déjà regardé de la descente à ski à la télé. Maintenant que vous visualisez cela, ôtez le neige et la rampe de lancement. Nous voilà donc avec nos rollers aux pieds, en haut d’une belle pente. En roller on aime bien rajouter des difficultés alors il y a des virages en plus. Et en général plus il y en a, plus on est contents. Bon ce n’est pas mon cas, parce que tourner, je n’aime pas ça ! S’il ne pouvait y avoir que des schuss, je serais la plus heureuse.

Photo de Christine Bilecki
Photo de Christine Bilecki

   Maintenant que vous pouvez vous imaginer ce à quoi ça ressemble, c’est dangereux me direz-vous ! Et vous avez bien raison ! Mais comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, on ne descend pas sans ressembler à Robocop, euh pardon, sans protections. Premier élément obligatoire (on n’a qu’une tête alors il faut la bichonner!) : le casque intégral. Un casque de vélo ne suffit pas, les chocs peuvent être violents vu que les vitesses peuvent avoisiner les 80km/h. Ceux que nous prenons généralement sont dessinés à la base pour le parapente.

Photo de Solen Le Cosquer
Photo de Solen Le Cosquer

    Le reste est un peu au choix de chacun. Il est obligatoire d’avoir dos, fesses, coudes, poignets et genoux de protégés, pour ma part j’ai opté pour l’option pas un brin de peau qui dépasse. Je porte un gilet composé de : dorsale, plastron, protections d’épaules, de coudes et d’avants-bras. En plus de ça, j’ai un crash pad (pour mon derrière) et des protège-genoux et tibias. Pour ce qui est des rollers, une fois encore tout dépend du patineur. Il y a tout de même quelques critères : un patin assez haut pour du bon maintien et une platine 5 roues (plus stable que les 4 roues car plus longue).

Photo de Maurizio Busato
Photo de Maurizio Busato

   Jusque là, vous suivez. Se pose maintenant la question du freinage. Les hommes s’arrêtent en slidant, ce qui correspond aux dérapages que vous faites en ski. Pour les filles c’est un peu plus compliqué. Beaucoup de filles freinent en soul. Quezaco? Regardez la photo juste en dessous. Cette méthode est assez proche du chasse-neige, sauf qu’au lieu de déraper avec les deux pieds, l’un reste dans l’axe et le second (le pied droit) s’incline et glisse jusqu’à vous stopper au moment où il est proche d’être perpendiculaire à son copain.

40298_425090014300_1220601_n    Et une fois que vous êtes en bas alors? Et bah il faut remonter! Le descendeur est assez fainéant, donc hors de question de grimper en roller ! La pratique la plus courante est le « catch ». Vous vous accrochez à une voiture et la laissez vous remonter en haut de la pente.

    Pourquoi cette discipline plutôt qu’une autre? C’est assez simple. C’est un rêve de gamine. Quand je suis arrivée au Parc de la Tête d’Or (été 2003) et que j’ai donc découvert la famille du roller. Tous les dimanches, toutes les disciplines se rejoignaient au parc. Les slalomeurs s’y entraînaient donc pas besoin de bouger. Les « vitesseux » venaient après leurs compétitions et les descendeurs nous rejoignaient une fois leur session à la Croix-Rousse terminée (c’est essentiellement là que les Lyonnais s’entraînent). Lyon est l’un des berceaux de la descente (après Lausanne) donc le niveau y était assez élevé. J’avais des paillettes plein les yeux lorsque je voyais les JB et Benoît Gamba ou encore Lionel Lachenal arriver dégoulinant de sueur et narrant leurs péripéties du jour. Et je m’étais fait la promesse de faire comme eux quand je serai grande. Ce moment n’a pas mis longtemps à arriver. Il a suffit que je maîtrise mon freinage et que je trouve un bon prof (merci Mathieu!) et le tour était joué. Encore aujourd’hui je ne perds pas ça de vue lorsque je suis dans une descente.

   Bien évidement, je suis loin d’être forte, je ne vise aucune récompense lorsque je pars en compétition mais l’adrénaline que ce sport à risque procure est addictive. Et ressentir le vent caresser ainsi ses joues n’est que pur bonheur.

XOXO

   P.S. : je n’ai pas mis toutes ces photos pour vous dire « regardez c’est moi », mais pour vous montrer tous les aspects de la descente. Et vu l’allure à laquelle je vais, on a bien le temps de me prendre en photo XD

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3 réflexions au sujet de « Dix-neuvième fenêtre »

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