Blog trotteuse·Calendrier de l'avent 2015·We wish you a merry Christmas

Sixième blog : Shoes your path

   La sixième fenêtre cache le blog voyage de Mariette et Quentin : Shoesyourpath. Ces deux Bretons arpentent les quatre coins du monde et nous font rêver en partageant les récits et clichés de leurs périples.

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Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?
M : Il faut déjà révéler des petits secrets ? Alors heu… Quentin et moi venons de fêter nos 10 ans de couple, je change de coupe de cheveux tous les six mois et j’ai comme passion secrète de photographier les chiens-choux du monde, que je trouve de parfaits modèles.

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Mariette © Shoesyourpath

Q : Il parait que je suis un peu un geek. Moi je trouve pas tant… Bon je suis un fan de Kaamelott et autres épopées fantastiques/SF, de bouquins et BD, mais bon quand même… J’aime trainer dans les concerts et festivals en tout genre, j’ai vu plus de 300 groupes sur scène ! J’ai pas changé de coupe de cheveux depuis plus de 10 ans moi, du coup je ne me rappelle plus à quoi je ressemble avec les cheveux courts. Je suis imberbe sur tout le corps sauf sur les mollets, mais j’essaye quand même de faire pousser une moustache…

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Quentin © Shoesyourpath

Que faisiez-vous avant de devenir des globe-trotteurs ?
M : Je suis joaillière de métier. Mais je ne sais pas si je reprendrai le travail dans cette branche

Q : Je suis ingénieur dans l’informatique. Mais NON, je ne suis pas un geek ! 🙂

D’où venez-vous ?
Nous travaillions tous deux sur Paris ces dernières années, mais nous sommes originaires du Morbihan, en Bretagne. Nous avons grandi à 15km l’un de l’autre !

Quels sont vos hobbies ?

M : Dessiner, cuisiner (manger mes créations), jouer du violon et, bien sûr, la photographie !

Q : Pour moi c’est la musique en priorité, particulièrement le blues dont je suis un grand adepte. J’en joue à la guitare, au slide-guitar ou au ukulele. La gastronomie fait également partie des choses importantes de ma vie (autant derrière les fourneaux que devant l’assiette). Et bien entendu la photo qui tient une place importante dans mon quotidien.

Depuis quand arpentez-vous le monde ?
Nous avons fait un premier voyage d’un an en Australie en 2011, avec un mois sur Bali et une étape à Bangkok, puis sommes rentrés en France pour préparer nos voyages suivants. Nous voilà repartis sur les routes depuis un an et demi avec un retour en Australie pour la traverser en stop d’ouest en est, puis une année en Nouvelle-Zélande, et depuis nous descendons le Mékong en grande partie à pieds depuis sa source, perdue au confins de l’Himalaya, jusqu’à son embouchure, au Vietnam.

Comment vous est venue cette envie de voyager ?
M : D’un côté une envie d’aventure depuis toujours et de l’autre, sans doute l’envie de s’échapper de l’ambiance morose que la France connait ces dernières années.

Q : Ça a toujours été là je pense. J’ai toujours aimé courir dans les champs ou la forêt, je n’ai jamais vraiment aimé être derrière un bureau à l’école enfermé dans une pièce. Je me suis toujours évadé d’une manière ou d’une autre, réellement ou virtuellement. L’envie de découvrir, d’explorer, d’apprendre, de connaître. Je pense aussi que je n’ai jamais vraiment voulu faire « comme les autres »…

Quels sont les endroits que vous avez déjà arpentés ?
M : Alors, dans l’ordre : France (bien sur), Belgique, Espagne, Italie, Istanbul, Thaïlande, Australie, Bali, Nouvelle-Zélande, Chine et Laos.

Q : Dans le désordre : la France rurale (qu’elles sont belles nos campagnes !), la Belgique, l’Espagne, Istanbul, la Floride, Bali, l’Australie, la Thaïlande, la Chine, le Laos, la Suisse, l’Angleterre, la Crête.

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Bunbury Shark Bay © Shoesyourpath

Et ceux  où vous comptez rendre prochainement ?
Nous suivons le tracé du Mékong, donc les prochains pays que nous allons traverser seront le Myanmar, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, bref tous les pays de l’Asie du Sud-Est que le fleuve nourrit. Ensuite nous aimerions beaucoup rentrer en Europe par voie terrestre, mais nous verrons comment le budget nous le permet 😉 !

Partir à deux implique souvent des concessions, est-ce votre cas ? Comment trouvez-vous un terrain d’entente ?
M : Ahaha, cette fameuse question ! Évidement nous avons bien quelques prises de becs. Mais nous arrivons plutôt bien à gérer la situation avec l’habitude (dix ans de pratique, hein !). Il y a également le fait que nous avons grosso modo grandi ensemble, nous avons donc les mêmes goûts, envies, objectifs. Et nos différents voyages nous ont beaucoup soudés !

Q : Je crois que Mariette a bien résumé la situation. On est quasiment tout le temps d’accord, mais on se dispute quand même un peu de temps en temps hein, sinon on s’ennuierait 😉

Volcans enneigés du Tongariro National Park, 130kms à pied pour trouver les sources du Mékong, traversée de l’Australie en stop… comment choisissez-vous vos destinations ?
M : Alors d’abord, juste une petite rectification, nous n’avons pas trouvé les sources du Mékong à pieds. A 5000 m d’altitude dans les steppes inhabitées ce serait suicidaire. Mais nous redescendons tout le Mékong depuis la source jusqu’à l’embouchure, à pied dès que la géographique des lieux le permet. Nous avons déjà parcouru presque 1000km à pieds ! Nous aimons les défis, et les endroits hors des sentiers battus, si possible offrant de splendides paysages ! Cela guide beaucoup nos décisions.

Q : Huumm… C’est une question à laquelle on a un peu de mal à répondre. Il y a une chose de sûre : nous ne faisons pas de « tour du monde », ni la course au nombre de pays visités. Je ne pense pas qu’on choisisse vraiment nos destinations. En général on choisit sur plusieurs critères : Un axe principal, un dépaysement niveau paysage et culture, et la possibilité d’être loin des touristes et autres sites courus et connus. L’envie vient aussi en compulsant les cartes, et aujourd’hui la photo à une part importante dans le choix. 
L’Australie est arrivée un peu comme ça, sans raison particulière, mais on s’est vite dirigés loin de la côte Est, on est vite partis en 4×4 dans l’Ouest et le Nord, chercher la culture du bush et les paysages uniques de la côte Ouest et on s’est fixé dès le départ l’objectif d’en faire le tour complet. Quand on est retourné en Australie c’était pour faire un coucou à nos copains, et à la base le trip en stop est parti uniquement car nous avions envie de traverser la Nullarbor dans un Road Train. On n’a pas pu trouver une entreprise qui nous accepte à bord alors on a tenté notre chance avec le stop, et on a réussi à en faire un bout à bord d’un de ces gros monstres ! La Nouvelle-Zélande à été choisie pour deux raisons : l’envie de bouger quelque part mais sans avoir assez d’argent pour se payer un long voyage. Le PVT a donc aidé à la décision. Mais l’aspect trekking et photo a également aidé. Nos objectifs sont tombés naturellement ensuite : grimper les quatre sommets volcaniques de l’île du nord et faire le tour de l’île du sud en stop et à pieds. La descente du Mékong elle, ça fait un moment qu’elle nous fait de l’œil. On avait envie de visiter certains pays que le fleuve traverse, malgré l’essor touristique qui étouffe ces pays on était certain qu’on pouvait encore sortir loin des foules. Mais il nous manquait un fil conducteur… A force de se pencher sur les cartes, le Mékong s’est imposé de lui même.

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Coral garden à Tulamben, côte est de Bali © Shoesyourpath

Quel est votre meilleur souvenir ?
M : Oulala, cette question est si difficile ! Je ne crois pas vraiment avoir un moment préféré. Chaque pays apporte son lot de surprises et d’émerveillement.

Q : Je pense que le moment où nous avons atteint les sources du Mékong restera à jamais un moment très fort pour moi. La découverte de la Chine rurale et particulièrement du plateau Tibétain à été un énorme coup de cœur ! Mais je pense aussi au jour où nous avons pour la première fois tout plaqué en 2011 pour partir en sac à dos ! Un moment symbolique… Après je rejoins Mariette sur le fait que chaque pays et chaque rencontre apporte son lot d’évènements et de bonheur.

Et votre plus grosse déception ?
M : Pour l’instant, le Mont Emeishan au Sichuan, Chine. On s’y est vraiment sentis comme des touristes pigeons alors que nous pensions y trouver une sorte de chemin de pèlerinage sacré. Le véritable problème c’est de visiter un lieu en ayant des attentes. La réalité sera toujours différente de ce que vous aurez imaginé. Pour ne pas être déçu, mieux vaut ne pas trop se faire des idées du lieu à visiter.

Q : Le nord du Laos. Je pense c’est une zone magnifique, mais que nous avons merdé dans le choix de notre tracé. On a absolument voulu suivre le Mékong, mais sans pouvoir y marcher, nous sommes tombés dans toutes les attractions touristiques. On s’est retrouvés entourés de touristes irrespectueux venus faire la teuf, dans des hôtels et attractions aux prix gonflés, avec des locaux qui nous voyaient comme des portefeuilles sur pattes. Bref à l’opposé de tout ce qu’on aime. Du coup on est vite partis, trop vite. Et de fait, on a raté des coins en dehors de ces zones à touristes que l’on aurait pu apprécier j’en suis sur… Il faudra revenir pour changer d’avis 🙂

Quels lieux nous recommanderiez-vous ?
M : La côté Ouest de l’Australie en 4×4 (notre coup de cœur), l’île du sud de la Nouvelle Zélande en automne et hiver, La Chine de l’ouest. Mais les autres endroits que nous avons visités étaient bien aussi ! 🙂

Q : Je vais tricher sur Mariette : Définitivement la côte ouest Australienne et le plateau Tibétain dans la Chine de l’ouest. Mes deux grand coups de foudre et deux endroits où je retournerai. L’île du sud de Nouvelle-Zélande est aussi un genre de paradis pour la photo et la rando ! Je recommanderais aussi de partir tout simplement en France. A force de voyager et de voir toutes sortes de choses, paysages et cultures, nous nous sommes rendus comptes à quel point nous sommes chanceux d’êtres français (à tous niveaux), et la France est extrêmement riche en paysages magnifiques, supers randonnées, culture, gastronomie…

Où devrait-on éviter de nous rendre ?
M : Et bien, tout dépend de votre manière de voyager. Si vous voyagez comme nous, peut-être aurez vous envie d’éviter les coins à touristes et farniente, comme Airlie Beach et Brisbane en Australie, par exemple. Mais d’autres adorent le coté relax, fiesta et bronzette. En somme, à chacun sa façon de voyager !

Q : En prison. Ou chez vous à long terme. Il n’y a rien de pire pour moi que ne pas pouvoir partir, ne pas pouvoir bouger et être libre. Certaines personnes restent chez elles toute leur vie durant. Elles sont peut-être heureuses, et tant mieux pour elles, mais je recommanderai à quiconque me le demande de prendre son sac un beau jour, de mettre un tour de clef dans sa porte et de partir. Peu importe où, il faut changer d’air, voir du pays et rencontrer du monde. Le voyage est la meilleure des écoles et c’est une grande fenêtre ouverte sur nos cœurs. Pas besoin de partir loin, il suffit juste de partir… Je suis persuadé qu’on peut faire un fabuleux voyage parfois juste en bas de chez soi !

Sinon, je ne pense pas qu’il y ait d’endroits à éviter. Comme je le disais plus haut sur le nord Laos ou comme Mariette le dit pour la côte est Australienne : on n’a pas aimé pour des raisons qui nous sont personnelles, mais d’autres aiment. C’est une question de gouts, et de personnalité. Il n’y a pas UN voyage, il y a autant de voyages que de voyageurs !

Lake Clearwater
Lake Clearwater © Shoesyourpath

Avez-vous des conseils à donner aux globe-trotteurs en herbe ?
M : Au niveau du budget, vous dépenserez toujours plus que prévu ! Donc prévoyez large, pour parer aux imprévus. Et ne faites pas de plans ! Ils vous donneront du stress si vous essayez de les suivre et vous finirez toujours par faire les choses de façons complètement différentes que ce que vous aviez prévu, de toutes manières. Alors allez-y relax et improvisez sur place. Ah oui, et ne vous laissez jamais décourager par les commentaires des gens : si on vous dit que quelque chose est impossible à faire, c’est bien souvent faux !

Q : Allez y ! Foncez ! N’attendez pas. Écoutez vous. Faites ce que vous voulez faire quand vous voulez le faire, sinon il n’en restera que des regrets. N’écoutez pas les autres ni leur jugement. Éloignez vous des chemins touristiques. N’ayez pas peur de l’inconnu. Allez vers les locaux. Débrouillez vous seuls, ne tombez pas dans le panneau des tours opérateurs. Et pour finir, on pense toujours que faire différemment est difficile : c’est une vaste escroquerie ! Voyager hors des sentiers battus, ou différemment est simple. Beaucoup plus simple que ce l’on pense !

Vous êtes des adeptes des voyages en sac à dos, quelle est la réalité derrière cela ?
M :
La réalité derrière cela? Et bien non seulement nous sommes adeptes du voyage en sac à dos, mais en plus nous sommes adeptes de la marche à pied, ce qui implique que nous devons le porter aussi la plupart du temps. Alors il faut l’alléger au maximum. Résultat, pour tout le voyage, j’ai deux paires de chaussettes, deux t-shirts, un pantalon et une jupe pour toute garde robe ! Le sac à dos, c’est toute notre vie. En voyage, on ne possède rien d’autre au monde, à part des souvenirs !

Q : La face cachée c’est qu’à l’aube de mes 30 ans, mes potes achètent ou construisent des maisons, font des enfants, ont des belles voitures, obtiennent des postes à responsabilités ou ont même leur entreprise. Moi je ne possède rien, à part ce qui est dans mon sac et dans ma mémoire (Ce qui est à mon avis, pour ce dernier point, un précieux trésor !). On se questionne pour notre avenir et d’autres questions qu’on se pose quand on a 30 ans et quand notre entourage fait des choses qu’on ne fait pas. L’autre face cachée c’est qu’on marche. Beaucoup. Et on campe. Il faut donc trimballer toute notre vie sur notre dos, la déballer pour planter la tente presque tous les soirs, puis la remballer tous les matins. On n’a pas accès à des douches régulièrement, il faut donc faire avec une hygiène minimale mais primordiale, et il faut gérer l’eau et nourriture (souvent lyophilisée du coup). Ça a un côté fatigant, on a besoin de se poser régulièrement quelques jours. Et la dernière face cachée c’est qu’on est seuls. Tous les deux. On ne fait que des rencontres éphémères. Fortes sentimentalement pour la plupart, mais tout de même éphémères. On raconte toujours les mêmes histoires : notre parcours, et on écoute toujours les mêmes histoires : leurs parcours.
 Le bon côté de cette réalité, c’est que l’on peut profiter autant que possible de la plus précieuse ressource de l’humanité : le temps. Il ne file plus entre nos doigts. Il semble ralenti, freiné dans sa folle course que notre civilisation à lancé. Nous avons même le loisir de le perdre parfois ! Quel luxe !

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Camping dans la steppe chinoise © Shoesyourpath

On doit souvent vous poser la question mais comment faites-vous d’un point de vu financier ? Aviez-vous mis de côté au préalable ? Faites-vous des petits boulots au cours de vos séjours ?  Avez-vous des partenaires dans cette aventure ?
M : Nous avons économisé avant le départ, puis beaucoup travaillé lors de notre PVT en Nouvelle Zélande. Nous vivons sur nos économies, mais essayons en parallèle de développer un business photo grâce au blog. Cela ne nous rapporte pas énormément pour le moment, mais aide un peu pour le voyage.

Q : Voilà, c’est bien résumé 🙂 On place des espoirs dans notre blog, qu’on aimerait développer et particulièrement sur la photo. On souhaite ouvrir une structure en France et se lancer en tant que photographe, malgré la difficulté du métier. On a deux partenaires pour le blog qui nous aident un tout petit peu financièrement, mais pour le moment on est loin de pouvoir dire que c’est ce qui nous permet de voyager.
 Vous qui nous lisez, si vous voulez nous soutenir ou travailler avec nous, n’hésitez pas à nous contacter !

Rencontrez-vous des problèmes pour communiquer dans les pays dont vous ne parlez pas la langue (si vous parlez toutes les langues du monde, il me FAUT le secret !) ? Comment vous en sortez-vous ?

M : En Chine, c’était un peu casse tête. En trois mois, il nous a fallu apprendre les rudiments du langage pour nous en sortir. Pas si dur finalement ! En général, dans chaque pays où nous nous rendons, nous essayons d’apprendre une liste de mots « qui sauvent », mais le monde n’est plus comme celui de la génération de nos parents. Les jeunes des pays que nous visitons sont pleins de ressources et beaucoup ont des smartphones avec Google trad dessus ! On s’en sort toujours. Dans tous les cas, le sourire est le meilleur des moyens de communication.

Q : La règle sourires, gestes, dessins ! Voilà la solution. Sinon on apprend en effet les bases du langage. On a l’anglais dans la poche, un peu de Chinois qu’on va continuer à travailler, et on compte bientôt s’attaquer à l’Espagnol. J’aimerais aussi dans un prochain temps apprendre l’Arabe et le Russe pour quelques idées de projets qui trainent au fond de ma tête… Avec ça, je pense qu’on peut voyager à peu près n’importe où !

Depuis quand bloguez-vous ?
Depuis un an et demi à peut près. En fait on avait commencé en 2011, mais c’était du blogging pour la famille et les potes. On a commencé sérieusement lors de notre dernier départ.

Comment avez-vous trouvé le nom du blog ? (Au passage, sympa le jeu de mots !)
M : Je laisse à Quentin le soin de répondre à cette question…

Q : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question. Secret professionnel… 
OK, je vous explique. On a cherché, et cherché pendant des semaines pour un nom qui allie à la fois un esprit de liberté et à la fois le fait qu’on aime marcher. Shoesyourpath est sorti comme une évidence de ma tête un soir tard dans la nuit, alors qu’on passait du bon temps avec nos amis Pastis et Bière belge… 😀

Est-ce plus difficile d’écrire à quatre mains ?
M: Au début oui, mais finalement on s’en sort plutôt pas trop mal maintenant !

Q : Ouais, ça va, mais on se se dispute toujours… Mais c’est aussi comme ça qu’on progresse je pense.

Pourquoi avoir fait ce choix ?


M : On adore écrire, on est passionné de photo et j’adore dessiner. On s’est dit que ce serait vraiment dommage de ne pas partager tout cela avec vous ! Et le blog nous pousse à nous améliorer dans nos passions alors nous n’avons aucune envie d’arrêter !

Q: Parce qu’on voulait partager nos voyages. Il y a de nombreuses personnes qui rêvent de partir mais qui n’osent pas franchir le cap. Il y a aussi beaucoup de blogs de voyages qui sont très orientés conseils, ou « tour du monde ». Nous on aime s’évader avec les livres, alors on a choisi la formule récits de voyages illustrés en photos pour nous exprimer et tenter d’apporter un peu d’évasion à un maximum de personnes. Et ça marche ! Nous avons déjà reçus plusieurs e-mails de personnes qui ont tout plaqué après nous avoir lu. La plus belle des récompenses à nos efforts et à notre travail !

Comment parvenez-vous à bloguer en étant en permanence en vadrouille ?
M : Ça c’est la partie compliquée. Mais comme nous marchons beaucoup, nous nous ménageons régulièrement du temps de repos afin de laisser reposer le dos et les pieds. C’est là qu’on en profite pour bosser !

Q : La photo étant une part importante du blog, alors on blog simplement tous les jours en prenant des photos. On écrit aussi tous les soirs dans nos carnets qu’on met ensuite en commun pour écrire le blog. Comme on marche beaucoup, on s’arrête aussi régulièrement pour tempérer / se reposer. C’est dans ces moments là qu’on blog. Comme on aime écrire et développer les photos, c’est nickel ! On a pas l’impression de « devoir » bosser !

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Les remparts de la Cité Interdite, peu de temps avant le coucher de soleil sur Pékin © Shoesyourpath

Arrivez-vous à partager vos aventures sur Shoesyourpath aussi souvent que vous l’aimeriez ?
M : Je suis assez satisfaite oui. Car il ne faut pas laisser non plus le blog prendre le dessus sur le voyage. Il est très important de garder un maximum de moments 100% voyage, où on ne se prend pas la tête avec internet et les réseaux sociaux. C’est aussi ça l’évasion ! Nous accumulons un peu de retard, mais ça va !

Q : Oui et non. On a plein d’idées d’articles connexes au récits de voyage, mais on ne peut pas tout faire. En terme de récits, à part ces dernières semaines au Laos où nous avons pris un peu de retard, on est satisfaits. Je pense que nos textes sont assez long, il ne faut pas non plus inonder nos lecteurs qui doivent prendre un peu de leur temps pour nous lire.

Votre blog vous fait-il aborder vos voyages différemment ?
M : Pas trop. Il faut bien garder en tête que l’on voyage et blogue avant tout pour soi même. Si l’on commence à trop se prendre la tête sur les attentes des lecteurs etc… Ça devient vite trop prenant et cela pourrait faire passer le voyage en second plan. Nous restons vigilants pour que ça n’arrive pas et continuons à faire ce qu’il nous plaît !

Q : Encore une fois, oui et non. Non car on blogue pour nous avant tout et par plaisir. On ne va pas faire quelque chose qu’on a pas envie de faire, juste pour le blog. Même si c’est avec une proposition de business. Et oui, car maintenant je vois chaque endroit comme une opportunité photo, et je cherche toujours à pouvoir shooter. Parfois je ne suis pas satisfaits de mon résultat et je me dis « Tiens aujourd’hui j’ai rien sorti de bien, je ne pourrais pas publier de photo de cet endroit ». J’en oublie que ces photos sont aussi des souvenir pour moi avant tout !

Vous avez également une partie BD, est-ce que vous dessinez tous les deux ?
M: Non, juste moi. D’un côté je crois que ça vaut mieux. Non pas que je sois une grande dessinatrice, mais Quentin dessine vraiment avec ses pieds !!! 😉 Mais lui s’occupe de toute la partie construction du site et réseaux sociaux auxquels je ne comprend rien. Je suis vraiment une bille en informatique ! Chacun son truc !

Q: Comment ça je dessine avec mes pieds !? Je dirais plutôt que je dessine comme un gamin de 4 ans !

Comment choisissez vous les anecdotes que vous illustrez ?

M: Ce sont souvent des petites scènes de notre vie courante de couple et de voyageurs qu’il serait difficile de raconter autrement. Expériences 100% vécues !

Q: Quand elles arrivent et qu’on réalise la situation, on se regarde souvent et on se dit : « Ça, faut en faire une BD ! ». Parfois c’est après coup, quand on se remémore une situation, on se l’imagine en BD et voilà !

Est-ce que vous pouvez nous partager votre préférée ?
M: Ma préférée reste toujours l’histoire du duvet « En camping« . Car elle se répète à chaque fois qu’on campe !

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En camping © shoesyourpath

Q: Moi j’adore « Les copains nous rendent visite« . Ça c’est vraiment passé comme ça, et Mariette à vraiment réussi à redessiner la détresse qu’il y avait sur le visage de nos amis ! C’est vrai ça en plus, pourquoi un café, et pas une bière ?

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Les copains nous rendent visite © shoesyourpath

Parce qu’un peu de curiosité n’a jamais fait de mal à personne :
Avez-vous amené des livres avec vous ?

M : Non, nous lisons ce que nous pouvons trouver sur la route. En ce moment, un vieux bouquin d’Anatole France, Le mannequin d’osier et Lost Horizon de James Hilton.

Q : Oui, je suis parti avec deux nouvelles de Sylvain Tesson, un auteur que j’aime beaucoup et qui m’inspire à tous niveaux. Je les ai depuis donnés à d’autres voyageurs. On a toujours un bouquin dans le sac, ou du moins dès que possible ! En ce moment j’ai récupéré Lost Horizon que Mariette a terminé et je récupèrerais Le mannequin d’osier ensuite ! Sinon, on lit un peu ce qu’on trouve sur la route, en français ou en anglais. Pour le prochain projet, on va certainement investir dans des Kindle

Quelles sont vos citations préférées ?
M: « Quand l’homme aura consommé toutes les ressources de la terre, pollué tous les océans et asséché toutes les rivières, alors il se rendra compte que l’argent ne se mange pas. » Ou quelque chose dans ce goût-la. Et sinon « le gras, c’est la vie ».

Q: « Pouic, pouic, pouic… HOUMBA ! » – Victor Mac Bernick, La Famille Pirate.
I l y en a tout de même quelques une que j’aime beaucoup :
 »Lorsque j’avais 5 ans, ma mère me disais toujours que le bonheur était la clef de vie. Lorsque j’étais à l’école, ils m’ont demandé ce que voudrait être lorsque je serai grand. J’ai écrit ‘heureux’. Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, et je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie » – John Lennon. Mais aussi toutes ces citations qui incitent à partir en comparaison avec rester, il y a en toute une tripotée je vais pas toutes les lister ici…

De quelles couleurs sont vos chaussettes ? (oui c’est primordial comme information !)
M : Elles étaient blanches. Maintenant elles sont marrons…

Q : Elles étaient noires, et maintenant elle le sont toujours, mais trouées !

Si j’étais … (place à l’imagination)
M : Si j’étais…. Non en fait, je ne souhaite rien d’autre que ce que je vis actuellement.

Q:  Si j’étais… Doué d’une faculté extra-ordinaire, ce serait celle de voyager dans le temps pour aller explorer et revivre des époques et évènements du passé que j’aimerais comprendre, connaître ou avoir vécu !

Avez-vous quelque chose à ajouter ?
M: Moi aussi, j’aime les lapins !

Q: Haut les mains, peau de lapin !

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Une réflexion au sujet de « Sixième blog : Shoes your path »

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