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Pourquoi j’aime autant ma salle de sport

     Je vous ai déjà parlé de mon amour pour le roller, mais finalement assez peu de celui  que j’ai pour le fitness. Certes nous ne nous sommes rabibochés après deux ans de séparation (entrecoupés de quelques coups d’un soir) que mi-octobre et pourtant je suis déjà, de nouveau, sous le charme. J’ai décidé d’analyser ce qui me fait retomber dans ses bras à chaque fois. 

1. A chaque cours vous vous féliciterez et vous applaudirez 

  Ça peut paraître narcissique mais ça fait un bien fou ! Quand sonne la fin du cours, le prof vous remerciera et vous fera vous applaudir. Cela semble anodin mais lorsque vous avez souffert tout au long de la séance, c’est libérateur et ça vous redonne confiance en vous.

2. Il n’y a pas de compétition

   J’adore le roller. Je ne vois pas ma vie sans roulettes. Et pourtant j’ai toujours eu du mal avec l’esprit de compétition qui y règne. « Pourquoi donc fais-tu des courses ? », me demanderez-vous. Question légitime. Mais je suis un paradoxe vivant ! J’aime l’ambiance qui s’en dégage et passer de super moments avec mes amis. Oui mais voilà, il y a (et il y aura) toujours quelqu’un pour juger, quelqu’un pour dire que je me traîne, quelqu’un pour me rappeler que je n’allonge pas ma jambe gauche autant que la droite, pour me signaler que ma prise de carre n’est pas bonne etc. Et ça lorsque l’on a peu de confiance en soi, c’est terrible. Formateur mais terrible. En salle de sport, contrairement aux apparences, les personnes ne viennent pas pour vous regarder, ou pour se comparer à vous. Elles viennent pour se faire plaisir, s’entraîner, se sculpter etc. Ceux qui vous regarderont le feront toujours d’un œil bienveillant, pour vous encourager, ou vous corriger afin de vous éviter de vaines blessures. Jamais de moqueries. Certains coachs, après avoir appris à vous connaître, se permettront de vous taquiner pour que vous pensiez bien à vous appliquer sur votre posture. Rien de méchant. Juste un désir de vous aider.

 

 3. Les programmes Les Mills

  Les Mills. Vous en entendez probablement parler de partout mais personne ne daigne vous expliquer et vous avez peur de passer pour un inculte si vous posez la question ? Pas de panique, vous allez maintenant pouvoir vous la péter aux diners mondains. Commençons par un cours de prononciation. Ce n’est pas un nom français donc « Les » n’est pas l’article défini, mais un diminutif du prénom Leslie. Il faut donc le prononcer « laisse » (oui comme celle du chien ou comme le verbe). Mills. Là, rien de compliqué, prononcez le comme vous le feriez en bon franchouillard : mille comme le chiffre et surtout le « s » n’est pas muet.

   Pour la minute « histoire » de la page : Leslie Roy Mills était un athlète néo-zélandais, qui compte plusieurs participations aux Jeux Olympiques en lancer de poids, de disque et en haltérophilie. Il s’est ensuite reconverti en gérant de salle de sport. Quelques années plus tard, il créé avec son fils des cours collectif.

   Cela ne vous explique toujours pas concrètement le concept. Nous y voilà donc ! Il s’agit de cours collectifs de 55 minutes en musique. Ils débutent tous par une chanson d’échauffement et se terminent par un retour au calme et des étirements.  Le contenu varie selon le cours pour lequel vous optez. Il y en a pour tous les goûts : RPM pour les fans du tour de France, bodyattack pour ceux qui veulent travailler le cardio, bodycombat pour ceux qui veulent se défouler, bodybalance pour les amateurs de yoga, sh’bam pour les danseurs, aquadynamic pour se qui aiment faire trempette, ou encore bodypump pour le renforcement musculaire. Ce ne sont là que les grandes lignes, si vous souhaitez vous renseigner plus sérieusement, c’est par que ça se passe.

   Ce concept est plus qu’un simple cours de sport, c’est une ambiance particulière, un travail de groupe, un sentiment intense de donner tout ce que l’on a et de toujours vouloir en donner plus. Chaque chanson est minutieusement choisie afin que son rythme soit adapté à l’exercice à faire. Un exemple avec le RPM. La première chanson est assez dynamique pour faire monter le rythme cardiaque et pouvoir bien commencer la séance. La deuxième a plusieurs passages avec des rythmes très rapides pour faire des sprints. La troisième est une chanson de « collines », la quatrième de terrain mixte. La cinquième chanson alterne entre des rythmes un peu lent et des accélérations pour vous faire travailler par intervalles. Pendant la sixième chanson je suis généralement complètement absente. C’est une musique pour travailler la vitesse, mais il y a une bonne phase de repos et donc assez lente. Du coup, je pars toujours dans mes rêveries. D’un cours à l’autre, j’oublie complètement la chanson six de l’édition. Je préfère lorsque l’on grimpe (oui c’est tout l’inverse du roller !) et c’est donc pour cela que pendant la septième chanson, je suis à fond. On est quasiment debout de la première à la dernière note (ça varie selon les éditions). Le col de l’Izoard, du Galibier, l’Alpe d’Huez toussa, toussa c’est de la gnognotte à côté. Comment ça j’exagère ? Les deux suivantes sont le retour au calme et les étirements. Je suis la preuve vivante que la musique influence énormément la séance : je peux être complètement somnolente pendant les temps calmes et à chanter et me trémousser dès que le rythme s’accélère.

4. Ma satisfaction peut se mesurer en litres de sueur

   Je me donne à fond pendant ces cours. Oubliez l’image de la nana qui perle une gouttelette de transpiration de façon hyper sexy pendant qu’elle fait son sport. L’exercice n’a rien de glamour. Plus je transpire, plus j’ai la sensation d’avoir bien travaillé, d’avoir tout donné. J’aime beaucoup cette phrase : sweat is fat crying (La transpiration est le gras qui pleure).  Ça me motive. Et je savoure d’autant plus la douche qui suit.

5. Les courbatures sont nos amies

   Il faut les aimer aussi… ♫ Maintenant que vous me maudissez pour cette superbe chanson que vous avez en tête, vous pouvez bien écouter l’explication. Non ? Ce que j’aime par-dessus tout, c’est avoir des courbatures. (Même si à cet instant très précis, mes mollets m’insultent à la lecture de ces quelques mots. Étrangement, ils ne partagent pas mon avis, mais qui se soucie de leur opinion ?) Pas la peine d’appeler les urgences psychiatrique, je vais parfaitement bien ! Et je tiens à préciser que je ne suis pas non plus une adepte du sado-masochisme. Mais ressentir cette douleur tellement intense qu’elle vous empêche de marcher, ou même de lever le bras pour vous brosser, est jubilatoire et libérateur. Elle est la preuve que ce travail n’a pas été vain, que l’on s’est torturé pour notre bien et pour dessiner notre corps. On a souffert, on a crié, on a insulté le coach, mais ce n’est pas pour rien. On n’obtient pas des fesses de rêve en restant assis dessus.courbatures

6. Pour se sentir bien dans sa peau

   Depuis quelques mois l’ambiance au travail est assez tendue. Comme chaque année, le mois d’octobre est le pire. Tout le monde retourne au travail, prend sa voiture de fonction, et tous nos saisonniers ont déserté le plateau. C’est la fin de la colonie de vacances et le début de l’armée. Les utilisateurs n’ont plus la plage à proximité pour se détendre, donc ils n’excusent plus les délais qu’on leur communique. Ils exigent. Soit. On est habitués, mais lorsqu’il faut faire face à la vague de départ des saisonniers des changements de cellule (-traitres-), des congés maternité et des arrêts maladie (entre les arrêts longue durée et les rhumes et autres virus passagers) autant dire que les boules de poussières n’avaient aucun mal à se frayer un chemin. Nous étions donc sur-sollicités. Mais voilà, la saison de roller était finie ! Je n’avais donc plus rien pour me défouler et me changer les idées. C’est ce moment qu’a choisi le groupe L‘Appart pour ouvrir une salle sur vaise, à moins de dix minutes à pied de chez moi. A chaque cours, je me donne à fond, je souffre, mon corps hurle et mon esprit se vide complètement. Exactement ce qu’il me fallait.

   Ça a commencé par la joie de pouvoir reprendre et de ne pas être rappelée à l’ordre par ma cheville. Après neuf semaines, elle se porte toujours comme un charme (continuez à faire brûler les cierges !). Puis l’angoisse de me dire que jamais je ne retrouverais le niveau (qui n’était déjà pas très élevé !), l’endurance et le physique que j’avais deux ans au préalable. Ce sentiment a très vite disparu lorsque j’ai réalisé qu’en recommençant à zéro, ma marge de progression est énorme. A chaque cours j’avance, je sers plus la molette pendant les chansons de grimpe en RPM, j’augmente ma cadence, je ne saute aucune répétition pendant les biceps au bodypump etc.  Autant de petites victoires qui me font me sentir mieux dans ma peau, et me redonnent confiance. Un sentiment renforcé par la super équipe de la salle toujours aux petits soins et les coachs jamais avares en compliments et encouragements. M-E-R-C-I. Du fond du cœur.

   Ce que je pense pourrait être résumé avec la chanson 3 du RPM 46 : My life would suck without you de Kelly Clarkson.

(…)
Guess this means you take back all you said before
Like how much you wanted anyone but me
(…)

‘Cause we belong together now, yeah
Forever united here somehow, yeah
You got a piece of me and honestly
My life would suck without you

Maybe I was stupid for telling you goodbye
Maybe I was wrong for trying to pick a fight
I know that I’ve got issues but you’re pretty messed up too
Either way I’ve found out I’m nothing withour you

Being with you is so dysfunctional
I really shouldn’t miss you but I can’t let you go, oh yeah

‘Cause we belong together now, yeah
Forever united here somehow, yeah
You got a piece of me and honestly
My life would suck without you
‘Cause we belong together now, yeah
Forever united here somehow, yeah
You got a piece of me and honestly
My life would suck without you

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais :
Je suppose que cela signifie que tu retires ce que tu as dit au préalable,
Comme à quel point tu voulais n’importe qui sauf moi.
Parce que maintenant nous sommes faits l’un pour l’autre,
Pour toujours réunis ici d’une certaine façon.
Tu as une partie de moi et honnêtement,
Ma vie serait nulle sans toi.
Peut-être étais-je stupide de t’avoir dit au revoir,
Peut-être n’aurais-je pas du me disputer avec toi.
Je sais que j’ai des problèmes, mais tu es aussi assez dérangé.
Peu importe, je me suis rendue compte que je ne suis rien sans toi.
Etre avec toi est tellement anormal,
Et tu ne devrais vraiment pas me manquer mais je ne peux pas te laisser partir.

   Oh mais vous avez tenu jusque-là ? Vous méritez une médaille… en chocolat 😀 Ça y est, c’est fini !

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11 réflexions au sujet de « Pourquoi j’aime autant ma salle de sport »

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